Comment bien installer vos chaînes a neige ?

L’obtention du permis de conduire dépend de la réussite de deux blocs. D’une part, des connaissances théoriques portant sur les principales règles de circulation, comme les panneaux de signalisation, la sensibilisation à la sécurité routière, etc.

D’autre part, une partie pratique au cours de laquelle, l’examinateur évaluera non seulement la manière de conduire, mais également posera à l’élève des questions sur le fonctionnement du moteur, comment mettre du liquide lave-glace, ou comment contrôler le niveau d’huile.

Malheureusement la problématique des chaines à neiges n’est jamais abordée tout au long de la formation.

C’est pourquoi, lorsqu’ils sont confrontés à la neige, les jeunes conducteurs ne maitrisent pas les questions relatives aux mécanismes de protection : pourquoi utiliser les chaines à neiges ? Quand et comment les installer ? Quels sont les types de chaines à neige ? Et c’est ce que nous vous proposons de découvrir dans cet article.

Les chaines à neige

Pourquoi les utiliser ?

En hiver, les conducteurs sont confrontés à des phénomènes climatiques qui viennent perturber leur attitude au volant. Il s’agit non seulement de facteurs comme le brouillard ou la luminosité qui ont un impact direct sur les conducteurs. Mais aussi, il peut s’agir de conditions particulières comme la pluie, le vent, les chutes de neige ou la formation des plaques de verglas qui modifient le comportement de la voiture.

En effet, l’ensemble de ces phénomènes provoquent la perte d’adhérence des pneus sur la chaussée, plus communément appelée « le patinage des roues ». Ce problème est connu depuis la naissance de l’automobile. Les constructeurs ont développé plusieurs outils pour pallier cette situation : pneu clouté, pneu hiver, chaussettes à neige ou chaines à neige.

Que sont les chaines à neige ?

Les chaines à neige existent depuis 1904 comme l’atteste le premier brevet accordé à Harry D. Weed. Ce mécanisme de protection se compose d’un cerceau sur lequel sont fixés plusieurs maillons métalliques qui forment ainsi plusieurs chaines.

Ces maillons viennent s’enrouler autour du pneu et vont créer une « zone tampon » entre le pneu et le bitume.

Dès lors, en présence de neige, les chaines assurent que la voiture puisse accélérer, freiner et changer de direction en toute sécurité. Il est donc primordial d’en acheter ou de les ranger dans le coffre de son véhicule dès la fin de l’automne.

Quand mettre les chaines à neige ?

Il n’existe pas de vérité générale quant au moment adéquat pour installer les chaines à neige. En effet, lorsque la couche de neige est minime, c’est-à-dire entre 2 et 5 cm, l’utilisation de pneus hiver ou 4 saisons ainsi qu’une conduite prudente suffisent à échapper aux risques d’accident.

Chaque conducteur pourra faire appel à son libre arbitre en fonction des capacités de sa voiture et de ses qualités à conduire sous la neige.

En revanche, dans certains pays européens, l’emploi des chaines à neige peut être réglementé. En France, par exemple, le panneau B26 comportant une roue équipée de chaines avertit le conducteur qu’il s’engage dans une zone où le port des chaines est obligatoire.

Ce panneau bleu est installé par les autorités compétences et se trouve à l’approche des zones montagneuses ainsi que des stations de ski.

Il s’agit d’une règle du Code de la Route au même titre que le respect d’un stop ou d’un feu rouge. En cas de violation, le contrevenant s’expose à une amende forfaitaire de 135 € et risque une immobilisation de son véhicule.

Comment mettre ses chaines à neige

Les chaines à neige doivent toujours s’installer sur les roues motrices des véhicules : soit celles de l’avant pour les véhicules à traction, soit celles à l’arrière pour les voitures à propulsion, soit les 4 pour les voitures disposant d’une distribution intégrale (4×4).

Il existe sur le marché trois types de chaines à neige. Les chaines traditionnelles pouvant être à tension manuelle ou automatique, les chaines-araignées et les chaines textiles. Chaque chaine dispose de ses propres atouts, dont la façon de les installer.

Les chaines « traditionnelles »

Les chaines traditionnelles dominent encore les ventes. Il s’agit des chaines peu onéreuses et disponibles partout : hypermarchés, garage auto, magasin spécialisé, etc. En contrepartie, ces chaines sont connues pour leur difficulté de montage. En effet, l’installation peut prendre parfois plus de 20 minutes, à moins de s’entrainer et d’adopter les conseils suivants :

  • Commencer par démêler la chaine.
  • Placer le cerceau derrière la roue puis le remonter au-dessus du pneu et derrière la bande de roulement.
  • Attacher les maillons entre eux grâce aux crochets.
  • Serrer les chaines. L’opération doit se faire manuellement ou en appuyant sur le bouton des chaines à tension automatique.
  • Rouler quelques mètres pour vérifier que la chaine à neige reste tendue et centrée sur le pneu.

Les chaines araignées

Les chaines-araignées ou chaines à montage frontales sont apparues récemment. Ces chaines présentent deux atouts majeurs. Elles s’installent très vite et facilement, mais aussi, elles conviennent à toutes les voitures, y compris celles ayant un passage de roue étroit non chaînable.

En effet, les chaines se placent sur la bande de roulement du pneu. Elles restent en position par l’intermédiaire d’un système de tension automatique d’une part. D’autre part, un dispositif innovant permet de les fixer sur les écrous de l’enjoliveur de tout type de roue.

Les chaines textiles

Les chaines textiles se situent à mi-chemin entre les chaines classiques et les chaussettes à neige. En effet, elles disposent de maillons, mais cette fois-ci, ils ne sont plus en métal, mais en matériaux composites, elles ne rouillent donc pas.

De plus, les chaines textiles sont plus légères, plus faciles à monter et offrent le confort de conduite d’une chaussette, c’est-à-dire qu’elles ne génèrent que très peu bruit et vibrations. Les chaines textiles s’enfilent sur le pneu et certaines sont même compatibles avec les systèmes d’aide à la conduite tels que l’ABS et l’ESP.